Les croyances ont laissé place à des connaissances et à des remises en question. Elles m’ont montré que mes problèmes pouvaient être dépassés tout en ayant une relation équilibrée avec mes chiens, en collaborant avec eux, et tout cela, sans friandises ! Cela a complètement révolutionné ma façon de voir mes compagnons de vie.
Plus tard, ma rencontre avec Laura Sgard, de L’Empreinte, a définitivement scellé ma passion pour le « monde du chien ». À travers ses nombreux enseignements, j’ai découvert comment les chiens communiquent avec l’humain — mais surtout entre eux. J’ai compris que le répertoire de communication du chien était subtil, immensément riche, et que nous, humains, pouvions apprendre à « lire le chien »… voire même à le « parler » un peu.
J’ai appris que comprendre cette communication, même lorsqu’elle est intense, permettait au chien de se réattribuer la liberté de s’exprimer — et que cela était fondamental à son équilibre, donc bénéfique à la relation Homme/Chien.
Ces expériences m’ont fait évoluer au moins autant que mes chiens. J’ai été tellement convaincue par cette vision que je n’ai cessé de m’informer, de me former aux côtés de Laura et lors de nombreux stages… jusqu’à vouloir en faire mon métier, et transmettre à mon tour.
À leur arrivée, je plaçais l’obéissance « pure et dure » en tête de liste des apprentissages essentiels. Pourtant, malgré toute l’énergie déployée dans cette direction, je rencontrais toujours des difficultés concrètes au quotidien : croiser un chien sereinement était impossible ; mes chiens partaient très loin pour rejoindre des congénères, réagissaient parfois intensément sans que je comprenne pourquoi ; ils s’éloignaient souvent en forêt, parfois à plusieurs centaines de mètres…
Bref, la liste était longue.